travaux subaquatiques et spéciaux travaux subaquatiques et spéciaux

S.A.R.L ROMOEUF SUBSEA

VISITES SUBAQUATIQUES



Visites de galeries et de tunnels : mode opératoire

Introduction

Inspection d’un tunnel

Inspection d’un tunnel.

Inspection de galeries

Aqueduc maçonné.

Les visites de ces ouvrages s'apparentent aux visites effectuées sur les ouvrages d'art, barrage, etc...
La particularité de ces visites réside dans le fait que la progression du scaphandrier se fait dans une partie d'ouvrage non libre en surface, d'une longueur parfois mal connue, qui peut être encombrée d'embâcles etc.

Installation et mise en route.

L'équipe devra donc bien choisir la façon dont elle disposera son matériel, de manière logique, et facile d'accès. La plongée se fera toujours au narguilé et reliée par télécommunication, le scaphandrier doit disposer d'un phare de plongée assez puissant, la bouteille secours branchée en parallèle du compresseur de plongée et le scaphandrier s'équipe lui-même d'une bouteille de secours. La progression est suivie par l'opérateur de surface.

On prend soin de laisser équiper le scaphandrier de secours avec son matériel contrôlé et inventorié pour pouvoir porter secours rapidement. Si l'on dispose des informations sur la longueur de la galerie, on peut prévoir un 2ème narguilé avec télécommunications pour le plongeur secours. L'équipe devra alors être composée d'un 4ème scaphandrier pour le relier à l'opérateur de surface.

On veillera à ne pas trop plomber le scaphandrier afin que son poids approche légèrement le négatif, pour ne pas trop toucher le fond et remuer les matières volatiles (vase).

Dans le cas où la longueur de l'ouvrage n'est pas du tout connue, l'étalonnage du narguilé peut s'avérer impératif (mesure tous les 2m du narguilé en le balisant de scotch de couleur). Pendant sa progression, si le scaphandrier remarque des embâcles susceptibles de le gêner lors de son passage, l'opérateur de surface note ces informations, relève la distance à laquelle il se trouve (vérification de l'étalonnage en longueur du narguilé) ; ainsi à son retour il pourra lui repréciser le point potentiellement dangereux. En effet, il est possible que le déplacement de la vase, souvent présent dans ce genre d'ouvrage, lui diminue sa visibilité.

Sécurité particulière des visites de galeries et de tunnels.

D'autre part, il faut toujours rester en contact avec le scaphandrier, même si la progression se déroule normalement. Nous avons déjà constaté que certains scaphandriers, même ayant une longue expérience, ressentent de la claustrophobie ou une angoisse latente. Le contact régulier par télécommunication permet d'anticiper ce genre de réaction ou de détecter un début de comportement anormal (respiration plus rapide, essoufflement, difficulté à s'exprimer).

Dès l'apparition de ces symptômes, le chef d'équipe doit faire revenir son scaphandrier vers la surface. On note alors quelle distance il a parcouru, puis on «reprend » le narguilé pour ramener le scaphandrier vers la sortie sans qu'il force.

Dans tous les cas de figures, le point sécurité servira de base pour la transmission de tous les éléments concernant l'ouvrage.

Dans ces deux cas précis, un plan de secours devra être établi avec les secours les plus proches : celui-ci est établi au bureau avant l'intervention, il comprend le mode opératoire convenu sur site, le nombre d'intervenants, la profondeur de plongée, le lieu et un plan de situation.